Cela fait plusieurs années que les organisateurs doivent compenser avec la baisse de l’argent public pour monter les évènements. Pourtant, même si la santé financière des évènements reste fragile, ils parviennent à boucler les budgets et rester rentables.

L’arrivée en force du privé dans les comptes

Le paysage des festivals a bien changé ces dernières années et notamment du côté des organisateurs. En effet, alors que le monde des festivals était jusqu’alors essentiellement celui des associations, force est de constater qu’il est aujourd’hui investi par le privé. La raison ? Ce type d’évènements constitue une véritable niche prospère dans une industrie du disque en déclin.

Jugés plus rentables que les salles pour produire les artistes, les festivals sont rachetés par les grandes entreprises évoluant dans le monde du spectacle.

Des finances qui restent fragiles

Les festivals qui sont toujours gérés par des associations se portent bien également, même s’ils restent fragiles financièrement, et qu’ils repartent chaque année de zéro. Mais s’ils sont rentables, c’est aussi parce que les organisateurs diversifient les recettes dont notamment :

  • les fonds publics qui représentent aujourd’hui moins de 10%
  • la billetterie
  • le sponsoring
  • le partenariat avec des entreprises

Mais tandis qu’ils se démènent pour augmenter les recettes, les organisateurs doivent aussi faire face à un accroissement des dépenses : le gros problème dans le domaine est le cachet des artistes qui n’a cessé de gonfler. Certaines stars exigent jusqu’à 1 million d’euros. Et c’est là où les évènements produits par des maisons de production prennent l’avantage en faisant venir sur scène des artistes avec lesquels elles sont sous contrat.

N’oublions pas également que les organisateurs pourront toujours compter sur les acteurs locaux ainsi que le sponsor public pour favoriser la venue de festivals : les retombées sur l’économie locale sont telles que le retour sur investissement est chaque fois au rendez-vous.